« Faire semblant » semble être devenu la norme
d’une époque où tout est foutu pour qui n’arbore pas des sourires faux culs afin de soigner et de maintenir ses « bonnes relations » (quelle que soit leur nature).
A chaque évènement important son tragique schéma, ses simulations que l’on ne se donne même plus la peine de cacher.
Une époque où l’on est faux par nécessité, mais où l’on ne s’en cache plus.
Nous sommes profondément gênés par ce déluge de superficialité et de démesure.
Il y a effectivement cette impression qu’il y a un cadavre posé là, et puis un autre ici… et tout le monde qui feint de l’ignorer.
Le culte de la normalité respectable semble lentement conduire à l’hystérie. Cette société dévoile petit à petit son vrai visage : celui d’un gigantesque asile psychiatrique. Et aucun sociologue, économiste, psychologue n’est en mesure de la comprendre.
On se réfugie derrière tout ce qui peut empêcher d’en expliquer le « pourquoi ? ».
Des théories obscures que personne ne comprend jusqu’ aux anti-dépresseurs…
Comment expliquer que posséder un emploi soit à la fois vécu comme un honneur, une gigantesque satisfaction, en même temps qu’ une preuve honteuse de sa servitude contre laquelle on rumine toute sa vie ?
Que chaque employé voue une haine sans bornes à son enfoiré de patron mais n’hésite pas à faire des tonnes d’heures supplémentaires tout en se vantant de ne « rien foutre » ?
Aimer en détestant et détester en aimant… de l’hystérie vous dis-je… mélangé à du « faire
semblant »…
Quant à ceux qui ont encore le réflexe de voter, ils ne le font plus parce’qu’ils placent de l’espoir en un candidat quelconque, mais pour faire barrage à celui qui leur semble le pire. Ils ne votent plus "pour", ils votent "contre". Ils votent même, peut-être, contre le vote et son simulacre de démocratie.
Et que penser d’un flic, d’un maton ou d’un CRS sur un lit d’hôpital qui se plaint d’avoir été la cible de violences ?
D’un pauvre patron – choqué d’avoir été séquestré - alors qu’il licencie en masse afin d’accroître ses bénéfices ?
Tout le monde s’en montrera indigné alors qu’aucune pièce de théâtre ne peut vous offrir de situations plus
comiques.
C’est l’éducation au sein de ce pays de merde : la soumission. Il y a des postures à adopter à chaque circonstances. C’est le J.T. qui dicte lesquelles, dans sa manière on ne peut plus
subjective d’aborder un sujet (rare sont ceux, maintenant, qui en doutent).
La prison psychiatrique aliénante que l’on nomme donc société s’épuise à faire vivre les morts qui la composent et à tuer les vivants qui luttent pour rester en marge.
Le moindre petit écart n’étant généralement plus pardonné.
Toute révolte autre que celle prônée par un « rappeur » analphabète ou un « rockeur » bourgeois - qui montre sa sale gueule aux côtés de gosses exotiques et affamés - peut déclencher l’état d’urgence.
Sortez de l’insurrection pétitionnaire ou de la cyber-manif et vous êtes automatiquement criminalisée, vous n’êtes plus un citoyen bobo ordinaire comme il est convenable de l’être, mais vous vous rapprochez dangereusement, déjà, d’un terroriste.
Et si en plus vous n’êtes pas rattaché à un gentil syndicat collabo (désolé pour le pléonasme), vous êtes sans doute un poseur de bombes sanguinaire en même temps qu’un mangeur d’enfants.
Lorsqu’un local (plusieurs d’ailleurs) d’un célèbre syndicat est saccagé cet été et recouvert d’un tag « CGT Expulseurs », il n’y a que ses dirigeants et ses militants attardés pour s’en étonner ou s’en indigner. Là aussi, les jérémiades de certains font clairement sourire…
Et franchement, cela se produirait chaque jour, autant de fois que ces collabos trahissent la classe ouvrière (au sens large), ce serait aussi triste à apprendre qu’un local du FN plastifié !
2009 était une année pleine d’espoir… au moins au début. Où en sommes-nous ?
Que faire face à une société capitaliste qui récupère tout, des révoltes à l’écologisme, des révoltés à l’alter mondialisme, jusqu’à certains courants anarchistes…
Qu’opposer face à des hommes sans scrupules qui créent et répandent la misère intellectuelle, psychologique et matérielle ? Ils créent la violence et s’enrichissent sur la misère humaine mais n’hésitent pas à décréter un quasi état d’urgence face à des adolescents qui osent encore caillasser ou cramer des voitures de flics et qui taguent sur les murs de leurs quartiers des slogans exprimant clairement leur dégoût.
Qui s’oppose fermement et sans trembler à la violence des puissants ?
Certaines organisations anarchistes (ou « communistes libertaires »), de par leurs prises de positions parfois molles voir carrément étrange, suscitent clairement l’interrogation.
Aspirent-ils réellement à « organiser » le mouvement anarchiste, ou cherchent-ils plutôt à l’instrumentaliser ?
En marge des traîtres, et des concessions puantes, il est urgent de mettre à nos tortionnaires le nez
dans leur merde !
Que crève leur meilleur des mondes !
Anarchistes ! Posez-vous la question et - au besoin ou en cas de doute - désertez les organisations
permanentes !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Inconséquence politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l’égalité des chances, politique de la peur, stratégie de la division, lois
liberticides, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de
l’argent…
Aujourd’hui, l’humanité est mûre pour qu’une grande révélation lui soit faite : le diable existe. Il existe, et ailleurs que dans les
livres.
A l’évidence, la réflexion personnelle est indispensable pour résister à
l’aliénation. La diffusion de certaines idées – ou au moins pistes de réflexions – afin d’encourager les consciences à s’éveiller, est une manière de propager le désir de liberté (que l’on oublie
à force d’être en cage), de poser les interrogations nécessaires à des individus qui sont dans leur grande majorité, tout de même, dotés de capacités d’analyses.
moyens de se prémunir des fléaux qui les entourent, et qui se font réprimer férocement au moindre mot de
« travers » ne peuvent que difficilement s’affranchir seuls des jougs de leur oppression.
Les petites cases des petits cerveaux inondant les milieux militants ne
nous rapprochent guère de la possibilité d’un monde libertaire.
1) Salut à toi ! Tu formes avec Guez un duo connu sous le nom de La K-Bine, crew
phare du rap conscient. Une présentation rapide de toi-même et du groupe pour ceux qui ne connaissent pas ?

Les Comms !